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« Nous les femmes tchadiennes nous sommes plus vulnérables que les hommes aux crises alimentaires. En effet, lorsque la récolte a été insuffisante et que les stocks de nourriture sont épuisés, la femme rurale redouble d’efforts pour nourrir son foyer : cueillette de tubercule, travail comme ouvrière agricole ou encore vente d’artisanat (cordes, nattes, éventail, poterie etc.).

Très souvent, la femme rurale est obligée de sacrifier sa propre alimentation pour pouvoir nourrir sa famille, et cela même si elle est enceinte ou allaitante, y compris en période de crise. D’ailleurs dans de nombreuses communautés du Tchad, la culture exige que l’homme soit le premier servi, avant les enfants, et avant la femme. Il est difficile pour nous femmes rurales d’échapper au poids de ces traditions car même en cas de crise alimentaire servir le repas aux enfants avant le mari, c’est prendre le risque de créer un scandale dans la famille et le village, et surtout de voir son mari prendre une autre épouse. »


INVESTIR DANS LE POTENTIEL DES FEMMES RURALES BÉNÉFICIERAIT A TOUS ET AUGMENTERAIT LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE AU TCHAD :


-               Organiser des campagnes de sensibilisation au niveau communautaire dans les foyers pour promouvoir le partage équitable de la nourriture.


-               Au niveau communautaire, mettre en place des structures et des mécanismes pour la réduction des risques de catastrophe, tels que la préparation aux catastrophes, la diversification des cultures et la préservation de la biodiversité devraient être dotés de ressources adéquates et offrir des opportunités équivalentes aux femmes, et aux hommes de contribuer à la prise de décision.


-               Assurer des politiques et des programmes de réduction des risques de catastrophe traitant à tous les niveaux des vulnérabilités qui sont spécifiques aux femmes et aux hommes (en particulier dans les communautés les plus marginalisées et vulnérables).


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Tags: Law, Juggement, lawyer, Cases

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